Les gestes professionnels, les process, les méthodes de fabrication sont souvent au coeur de la communication d’entreprise et vont donc être centraux dans un reportage industriel.
Aucune difficulté quand c’est spectaculaire en soit.

Mais les gestes et procédés sont inégaux. Certains sont très spectaculaires et ne posent pas de problème de photogénie alors que d’autres vont plus s’apparenter à des gestes du quotidien sur lesquels il va être plus compliqué d’attirer l’attention.

C’est le cas ici: la personne verse dans un bac en alu le contenu d’une toute petite fiole en plastique.

Il s’agit pourtant d’une étape essentielle de la fabrication du Roquefort: l’ajout du pénicillium dans le caillé, qui va permettre de developper le mycelium (les petits trucs verts…)

Evidement, ce n’est ni impressionnant, ni visuel, mais c’est un problème à résoudre (et j’adore ça!)

On va donc dramatiser la scène, la rendre graphique et visuellement forte par le choix d’un éclairage particulier.
On va assombrir les éléments distrayants et sans rapport avec le message que l’on veut faire passer et mettre en valeur ce qui est important: la main, le flot de caillé et les gouttelettes.

Et on va créer un cadrage et une composition qui guide le regard vers ce qui est important dans la scène.

Une photo, ça se construit, et dans ce cas particulier, ça a plutôt bien marché non?